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mardi 9 octobre 2007

Le lieu de la parole ...


Sporadiquement, des écrivains, des philosophes, des créateurs, sont piégés dans la mise en scène télévisuelle.

L'émission de télévision de France 3 intitulée "Ce soir (ou jamais!)" - (titre à l'allure branchée), magazine dit culturel animé par Frédéric Taddeï, est un bel exemple de piège à "intellectuels".

Le thème de l'émission était celui-ci: A t'on le droit de dire du bien de la colonisation? La République est-elle raciste?

La formulation du thème est déjà la présentation d'un cirque médiatique.

Ce qui est difficilement compréhensible c'est que des écrivains et des philosophes, avertis sur les conditions nécessaires à l'émission d'une parole, se fassent piéger.

Jacques Derrida (il y a un certain temps dans une émission dite littéraire de Guillaume Durand) et Hélène Cixous (ce lundi 08 octobre à l'émission "Ce soir (ou jamais!)) ont accepté d'entrer dans l'arène du cirque médiatique et y ont laissé quelques plumes de l'ange de la parole.

La mise en scène télévisuelle (qui ne voit pas si loin que ça) bloque, par l'image animée, le lieu de la parole. Il n'y a aucune chance ni pour le sujet du désir inconscient ni pour une parole de vérité.

Il est possible que l'on puisse accepter d'entrer dans l'arène du cirque pour combattre tout en sachant de quoi l'on se démet. C'est un choix extrêmement risqué pour un auteur car il accepte par avance sa mise à mort.

"Ce soir (ou jamais!)" était un vrai cirque avec animaux féroces et "gladiauteurs". Il était très pénible de voir et d'entendre une femme qui est la finesse même sur la question délicate de la différence sexuelle - Hélène Cixous - se faire dévorer par les grands animaux de la parade phallique (dont l'un des plus éminent: un "historien" qui a pour nom Pascal Blanchard).

lundi 8 octobre 2007

Atermoyer


Le terme de chaque jour est souvent atermoyé.

La créance court toujours, la culpabilité s'accroît dans la nuit du dehors.

Mais il y a l'échéance dernière, celle qui ne peut être différée au dernier jour des jours.

Les derniers mots, souvent, disent le regret de ne pas avoir pu honorer la dette de la vie.